Je profite de l'actualité du jour pour vous recommander ce livre sorti l'an dernier et dont la lecture m'a enchantée. Marc Bressant nous offre avec ce roman une chronique des évènements de 1989 vivante et pleine d'humour! On passe un bon moment... on se souvient et on s'instruit! 

La_derni_re_conf_renceMarc Bressant, La dernière Conférence, Editions du Fallois, 2008, Grand prix du roman de l'Académie française.

Une conférence internationale comme tant d'autres. Minuscule monde clos où s'affrontent les intérêts des États, mais aussi s'entremêlent les intrigues personnelles de leurs représentants.

Elle s'ouvre à Londres en octobre 1989, rassemblant tous les pays européens. Nul n'en attend rien. Même si Gorbatchev et sa perestroïka laissent pressentir de possibles évolutions, on est encore en plein équilibre de la terreur. Du reste, au moment où débute la Conférence, l'Allemagne de l'Est célèbre en fanfare son quarantième anniversaire. Pourtant l'impensable va survenir : quand la Conférence se sépare deux mois plus tard, le Mur de Berlin sera tombé, et, comme dans un jeu de massacre, les démocraties populaires auront été l'une après l'autre balayées.

Tout au long de cette Dernière Conférence de la guerre froide, Tromelin, le chef de la délégation française, tient son Journal. Sous son regard d'ethnologue, s'agite la faune souvent dérisoire, parfois inquiétante, de ses collègues des deux blocs. Englués au départ dans leurs certitudes, ceux-ci vont vite se trouver démunis face à la tempête qui se lève et peu à peu leur arrache tous leurs repères.

Tel un sismographe planté au coeur de ces semaines décisives, le témoignage de Tromelin restitue le tracé du tremblement de terre qui ébranla alors l'Europe et le monde, et en modifia radicalement la trajectoire.

Avec une verve impitoyable, le texte cerne, dans ce ghetto qu'est une conférence diplomatique, le destin d'un groupe d'hommes et de femmes confrontés à ce à quoi leur métier les avait le moins préparés : un interstice de liberté dans la trame de l'Histoire.


Rostropovitch1

Le 9 novembre 1989, aux toutes premières heures de la chute du mur de Berlin, assis sur une chaise devant un pan du Mur, Mstislav Rostropovitch joue Bach.


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